Si le quartier sud de Kyoto est souvent beaucoup moins fréquenté en comparaison aux parties centrales et est, quelques visites restent néanmoins intéressantes à faire, et bien souvent, ce sont des temples perchés dans les montagnes.
Le sanctuaire de Fushimi Inari est incontestablement l’un des sites les plus emblématiques du Japon. Réputé pour ses 10 000 torii, il figure parmi les trésors inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Construit à la fin du 16e siècle, le pavillon a été ravagé par le feu à plusieurs reprises, mais il a toujours été reconstruit à l’identique. Avant de devenir un temple zen, bien que sa tranquillité soit souvent perturbée par les foules de touristes (comme c’est souvent le cas pour les sites populaires du Japon), il servait de villa pour la retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu. De nos jours, ce sont principalement les touristes chinois et étrangers qui y affluent pour immortaliser ce décor devenu cliché (et oui, nous aussi y avons succombé).
On dit que flâner seul entre les torii est une expérience unique. Pour ma part, bien que nous y soyons arrivés en fin d’après-midi, à la tombée de la nuit, l’endroit était encore bien fréquenté, et notre quête de solitude a échoué. Si vous tenez absolument à vivre ce moment dans le calme, il vaut mieux arriver aux aurores, idéalement à 6h, voire avant.
Horaires :
L’accès au sanctuaire principal est libre 24h/24.
Accès : Depuis Kyoto Station, prenez la ligne JR Nara Line en direction de Nara et descendez à la station Inari (1 arrêt, environ 5 minutes de trajet).
Conseil : Si vous souhaitez éviter la foule, le matin dès l’ouverture (autour de 6h) est idéal, ou alors en soirée après 18h, lorsque la plupart des touristes commencent à repartir.
Avant de devenir un temple, le Tofuku-ji a d’abord été construit au 15ᵉ siècle pour servir de résidence aristocratique. Ce qui fait la particularité du lieu aujourd’hui, ce sont ses 15 rochers, savamment disposés sur un lit de gravier ratissé. Fun fact : on dit qu’il est impossible de les voir tous en même temps, peu importe l’angle. Et si jamais ça vous frustre (oui, c’est vrai !), pas de panique : vous pourrez toujours vous apaiser en flânant dans son sublime jardin zen, entre arbres, fleurs et petits points d’eau.
Horaires :
Ouvert toute l’année, de 8h à 17h (horaires variables selon les saisons).
Accès : Il est facilement accessible en bus ou en train depuis le centre de Kyoto. Il se situe près du Pavillon d’Or (Kinkaku-ji), ce qui en fait une excellente étape dans un itinéraire.
Conseil : Essayez de visiter tôt le matin ou en fin de journée pour éviter les foules et profiter pleinement de l’atmosphère paisible du lieu.
Le Daigo-ji est un temple bouddhiste de l’école Shingon, installé dans le quartier de Fushimi, au sud-est de Kyoto. Un peu excentré, mais il attire du monde au printemps pour ses cerisiers en fleurs, et en automne pour ses magnifiques momiji (feuilles d’érable rouges). Il est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994 !
Adresse : 22 Daigohigashiojicho, Fushimi Ward, Kyoto, 601-1325, Japon
Horaires :
Ouvert toute l’année, de 9h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30)
Accès :
– À 10 min à pied de la station Daigo (ligne de métro Tozai)
– Environ 30 min depuis la gare de Kyoto (métro + marche)
Tarif :
Environ 1 500 ¥ pour visiter l’ensemble du site (tarif combiné)
D’autres temples valent aussi le détour, si vous avez le courage ou le temps de tous les explorer. Parmi eux, le Sanctuaire Kitano Tenmangu, les sanctuaires Kamigamo et Shimogamo, le temple Myoshinji, ou encore le temple Daitoku-ji. Ce dernier, un complexe bouddhiste et ancienne résidence monastique, est réputé pour sa beauté paisible.
