Il n’y a aucun doute si j’affirme que le quartier englobe en grande partie le Jardin des Plantes de Paris, créé en 1626 en tant que jardin botanique et lieu de recherche. Mais le quartier englobe également d’autres sous-quartiers comme le Faubourg Saint-Marcel qui, pour la petite anecdote, était surnommé le « faubourg souffrant » parce qu’il était peu avenant et très pauvre. Il doit son prestige actuel à de grands travaux d’urbanisme haussmanniens. Très apprécié des touristes, il comprend aussi l’historique Faubourg Saint-Médard, qui a connu les mêmes modifications que le Faubourg Saint-Marcel, mais en restant relativement épargné par les destructions liées à l’urbanisation haussmannienne.
Dans les éléments à voir absolument à Paris, il y a bien sur dans le 5e arrondissement le jardin des Plantes. Comme il y a pas mal de choses à dire à ce sujet, j’en ai fait un petit article plus complet et détaillé. Mais en bref, c’est un jardin situé près de la gare d’austerlitz, en plein coeur de Paris. Il y a un zoo – avec des animaux vivants donc (Bouhouuuu par pitié, n’y allait pas, des animaux en captivité et de plus en plein Paris c’est pas fou fou.) Mais bon
Ce jardin en plein cœur de Paris possède même une ménagerie avec pas mal d’animaux (personnellement, je ne suis pas fan des zoos ou autres parcs au sein desquels les animaux sont en captivité, mais sachez qu’il existe) !
Les allées sont super bien entretenues, cela rend la balade très agréable d’autant plus que des petits panneaux vous expliquent de quelle plante il s’agit et vous apportent quelques lignes d’explications. !
Vous pouvez vous installer sur des bancs à l’ombre des arbres ou au soleil, selon vos préférences. Les gens s’y posent pour lire ou discuter ou encore regarder leurs enfants jouer. Je trouve que l’ambiance dans ce jardin est agréable car c’est relativement calme.
Situé dans le jardin des Plantes, le musée d’histoire naturelle offre une belle collection sur 4 étages avec un univers dédié pour chaque. Au rez-de-chaussée vous trouverez l’univers aquatique, mer, océan… Puis au premier étage les mammifères, les insectes…
Le musée présente également une galerie consacrée aux animaux disparus et ceux en voie d’extinction.
Et si vous n’êtes pas musée, mais que l’architecture vous parle, je vous recommande fortement d’y aller pour son bâtiment en bois avec de nombreuses moulures.
Adresse : 2 rue Buffon, 75005 Paris
Prix : 9 à 12 €
Le square Théodore Monod, anciennement square Scipion, est un espace vert créé en 1899. Le square comporte une fresque en céramique d’Alexandre Charpentier et Émile Muller, intitulée Les Boulangers, réalisée en 1897 destinée à l’Exposition universelle de 1900 à Paris.
Il fut rénové en 1986 pour s’étendre sur 1 450 m2 sur deux niveaux. Une terrasse y est aménagée avec vue sur les jeux d’enfants. C’est en novembre 2011 qu’il prend le nom de « square Théodore-Monod » en hommage au naturaliste Théodore Monod (1902-2000) qui travailla toute sa vie pour le Muséum national d’histoire naturelle proche.
Toute l’histoire de ce quartier tourne autour de l’église Saint-Médard, érigée sur la place. Le diacre François de Pâris, fervent défenseur de la doctrine janséniste, fut inhumé dans le cimetière. Il avait trouvé refuge, comme de nombreux autres jansénistes persécutés, dans la paroisse de Saint-Médard. À sa mort, le cimetière devint rapidement un véritable lieu de culte qui inspirait toutes sortes de légendes. Cela déboucha à des scènes d’hystérie collective : des flagellations, l’ingestion de charbons ardents, de la terre qui entourait la tombe de Pâris…Les autorités finirent par s’inquiéter des rites des « convulsionnaires de Saint-Médard » et fermèrent le cimetière 5 ans après. Les réunions devinrent alors secrètes, jusqu’à l’émergence de diverses sectes, comme celle des « miauleuses », dont les miaulements retentissaient à des mètres à la ronde !
Son nom rend hommage au sociologue Robert Montagne (1893-1954). Qui à sa sortie de l’Ecole navale, part pour le Maroc et y apprend l’arabe et le berbère. Il participe à la pacification du RIF et dirige en 1936, le CHEAM.*
C’est un petit espace vert qui abrite des mûriers blancs, mais surtout une jolie fontaine en marbre d’inspiration hispano-mauresque. Malgré sa taille, vous pourrez y trouver table de ping-pong et une aire de jeux pour les enfants.
Prenez le temps d’admirer l’architecture de la Mosquée de Paris, construite en 1926. Si vous avez le temps, vous pouvez même faire un petit détour par la rue Poliveau qui abrite également un jardin. C’est un des rares jardins à contenir la présence de la Bièvre, aujourd’hui recouverte.
* CHEAM : Centre d’études et de formation en sciences politiques et sociales, au service de la politique française.
La Bièvre : La Bièvre est une rivière qui se jette dans le collecteur principal des égouts de Paris.
Lieu insolite tant pour sa visite que pour une pause gourmande. Situé rue Daubenton (tout près du Jardin des Plantes), la grande mosquée de Paris est une adresse insolite du 5e arrondissement. J’ai lu de très bons commentaires quant à son restaurant où il est possible de manger à l’intérieur comme dans la cour extérieur. Si vous y allez lors d’un repas et non d’un goûter, gardez un peu de place pour les pâtisseries orientales accompagnées d’un petit thé à la menthe, elles valent apparemment le détour.
Si vous êtes nombreux, pensez à réserver.
Outre le restaurant, il y a comme je le précisais, la possibilité de visiter les lieux. Cette mosquée fut construite en 1922 en honneur des soldats de confession musulmane tombés pour la France lors de la première guerre mondiale, notamment lors de la Bataille de Verdun. Elle s’inspire de la mosquée Karaouiyine à Fès. On y trouve une salle de prière, une bibliothèque, une madrassa et des jardins arabes. Prévoir une heure de visite pour profiter pleinement des détails. C’est un endroit idéal pour se détendre ; amateurs de hammam, vous serez comblés !
Adresse : 2 bis, Place du Puits de l’Ermite, 75005 Paris
Horaires :
Prix : 3 €
Créée du 15e au 18e siècle, sa construction fut interrompue lors des guerres de Religion notamment par le Tumulte de Saint-Médard, en 1905 ; une dispute entre protestants et catholiques qui entraîne le saccage de l’église par les protestants.
AU 18e, des convulsionnaires se réunissent dès 1727 dans le cimetière à côté, sur la tombe du diacre François de Pâris pour y rechercher toutes sortes de guérisons ou de miracles. Le Roi décide, en 1732, d’en faire interdire l’accès. Un inconnu y posera une affichette sur la palissade fermant le cimetière, avec ces mots : « De par le Roi, défense à Dieu de faire miracle en ce lieu ».
Aujourd’hui, l’église rassemble des chrétiens du quartier du Jardin-des-Plantes et du Val-de-Grâce.
Cette rue est l’une des plus anciennes rues de Paris. Prenez le temps d’y flâner car il s’y dégage une atmosphère typique et charmante avec ses vieilles enseignes et ses nombreux restaurants et qui sait, peut-être que vous y trouverez une terrasse pour en profiter pleinement ?
L’intérieur du bâtiment vaut déjà le détour. Avec ses tons sobres, et son ambiance unique créée par les innombrables jarres contenant des thés parfois vieux d’une cinquantaine d’années ou encore les tasses et théières à vendre.
La propriétaire maîtrise la culture et la production du thé si bien qu’elle vous propose des thés comme le pourrait les sommeliers.
Vous pouvez également demander une dégustation pour obtenir une cérémonie du thé.
Je n’ai jamais eu l’occasion de tester, mais j’ai repéré ce restaurant sur les cartes. Il vous accueille dans un cadre aux matières brutes et chiques avec ses murs en pierres pour vous présenter des plats de viande internationaux accompagnés de vin, évidemment.
Je n’ai jamais eu l’occasion de tester, mais j’ai repéré ce restaurant sur les cartes. Il vous accueille dans un cadre aux matières brutes et chiques avec ses murs en pierres pour vous présenter des plats de viande internationaux accompagnés de vin, évidemment.
