En septembre 2019, nous avons choisi de passer trois jours à Bruges pour une parenthèse hors du temps. Une courte escapade idéale pour découvrir la ville à un rythme tranquille, même si l’essentiel peut tout à fait se visiter en deux jours.
Entre le XIIe et le XVe siècle, Bruges connaît son âge d’or. Véritable carrefour d’échanges internationaux, la ville accueille au XIIIe siècle ce que l’on considère comme la première bourse européenne. Aujourd’hui, Bruges est une destination très touristique, particulièrement prisée pour les escapades romantiques, grâce à son architecture préservée et à son atmosphère unique.
Tout d’abord, pour arriver dans les vieilles rues de Bruges depuis la gare, vous pouvez passer par The Minnewater. Le parc est plutôt silencieux et paisible au matin, de quoi bien commencer la journée (mais nous y reviendrons plus tard). Direction le Markt, la place du marché de Bruges. C’est une place pleine d’histoire médiévale entre festivals, tournois, révoltes ou encore exécutions, ce lieu a tout vu. Le Market est entouré de bâtiments typiques Flamands, témoins de l’Histoire. Il se compose également du Beffroi accessible pour admirer la vue sur la ville et découvrir son clocher.
Direction ensuite place du Burg, situé près du Market ! Cette place, ancienne forteresse, est tout aussi importante que le Market. Gothique, Renaissance et néo-Classique plusieurs styles architecturaux sont réunis et donnent à cette place tout son charme. Elle se compose également de structures importantes comme la mairie, le Palais du Franc de Bruges, l’Ancien Greffe, l’Hôtel de Ville et la basilique qui contient une relique du Saint-Sang !
Ce qui est visitable sur cette place :
– L’hôtel de ville (Stadhuis) : il est possible de visiter la salle gothique et la salle historique. Nous avons choisi de ne pas faire la visite qui est payante (qui comprend également l’accès au palais de la Liberté de Bruges) mais ça façade vaut déjà le détour.
– La Basilique du Saint-Sang
– Ancien greffe civil : également richement décoré, sa façade de pierre naturelle rehaussée d’or et de fenêtre rouges attirent inévitablement l’œil. Utilisé comme tribunal jusqu’en 1983, c’est apparemment l’un des plus anciens bâtiments de la renaissance de toute la Flandre.
La Basilique du Saint-Sang (Basiliek van het Heilig Bloed) est un bâtiment richement décoré qui attire l’oeil : de couleur gris foncé réhaussé par des sculptures dorées, cette bâtisse conjugue à la fois le style gothique et le style renaissance. Petite anecdote : savez-vous pourquoi cette basilique prend le nom de Saint-Sang ? C’est tout simplement parce qu’en 1147, Léonius de Furnes abbé et aumonier du comte de Flandre Thierry d’Alsace rapporta de Jérusalem la relique du Saint-Sang (le sang du Christ qui aurait coulé de sa blessure au flanc droit lors de sa crucifixion).
Suite à votre passage à la place du Burg, empruntez la rue sur la gauche de l’Hôtel de ville : la Blinde Ezelstraat. Vous arriverez rapidement au marché aux poissons (Vismarkt).
À l’époque, le poisson frais de la mer du Nord était un mets coûteux dont seuls les riches pouvaient en profiter réellement. À l’origine, il était vendu sur la Grand-Place ; mais en raison de l’odeur, car le poisson était vendu en plein air, les poissonniers furent relégués sur cette place au XVIIIe siècle. C’est en 1820, que l’architecte municipal Jean-Robert Calloigne, conçut une galerie à colonnades classique.
C’est aujourd’hui la plus ancienne halle aux poissons de Belgique. Le marché aux poissons se tient encore ici chaque matin du mercredi au samedi.
Suite à votre passage à la place du Burg, empruntez la rue sur la gauche de l’Hôtel de ville : la Blinde Ezelstraat. Vous arriverez rapidement au marché aux poissons (Vismarkt) ouvert du mercredi au samedi matin inclus.
S’il n’y a pas trop de monde qui attend, profitez pour embarquer sur un bateau. La virée coute 8 euros par personne la demie-heure. Je me souviens qu’en me renseignant sur le sujet, j’avais eu beaucoup d’appréhensions et que ces visites me faisaient penser à un attrape touriste. Je suis toujours persuadée que ça en soit un, pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, nous avons beaucoup aimé. Je pense que cette visite donne déjà un bel aperçu de ce qu’est Bruges et permet de visualiser, photographier la ville sous un angle différent.
En sortant de votre tour en barque, passez par la place des Tanneurs pour rejoindre le quai de Rozenhoedkaai. Située entre le Marché aux Poissons et le Rozenhoedkaai, cette place est l’une des plus petites et les plus mignonnes de Bruges. Elle offre aux terrasses une douceur de vivre. Ouvrez grand les yeux et qui sait, vous pourriez peut-être y découvrir de nombreux détails médiévaux cachés.
Quant au quai du Rosaire, il s’agit en fait de l’ancien port de sel de la ville. Les marchands venaient autrefois y échanger leurs cargaisons.
La Hanse était le regroupement des principales villes marchandes de la mer Baltique et de la mer du Nord, qui permettait de contrôler le commerce d’une corporation. Pour que ce soit plus simple, vous pouvez commencer votre visite par la place Jan Van Eyck et sa statue du Peintre homonyme. Je vous invite ensuite à contempler les maisons appartenant autrefois aux négociants internationaux.
Si vous avez encore un peu de temps pour cette première journée de découverte, prenez vraiment le temps de lâcher votre carte et vous laisser guider par vos pas. En flânant le long des canaux (qui font d’ailleurs le charme de Bruges) et en vous perdant dans les petites rues de Bruges, vous pourrez découvrir des spots pleins de charme comme le petit pont Bonifacius.
C’est en lâchant notre guide que nous avons découvert De Witte Pelikaan, une boutique de décorations de noël présente toute l’année qui, nous ne le savions pas mais attire beaucoup de monde.
Pour la première visite du jour, direction le béguinage. C’est un lieu monastique qui a été créé en 1245 pour permettre à des femme émancipées ayant fait voeux de célibat (sans être nécessairement des religieuses) de pouvoir vivre seules. Vous y trouverez un jardin de couvent silencieux, entouré d’une trentaine de maisonnettes blanches habitées aujourd’hui par une congrégation religieuse de bénédictines.
En sortant des béguinages vous vous retrouverez systématiquement sur la placette Wijngaardplein. Point d’arrêt des cochers, vous pouvez notamment y observer les cygnes nageants dans le canal à proximité, le pont qui mène au portail principal du « béguinage de la vigne » dont la façade néo-classique date de 1776 mais aussi le Sashuis. C’est le premier bâtiment qui m’a marqué en arrivant à Bruges (nous passons devant en sortant de la gare lorsque l’on prend le parc du Minnewater). Ce bâtiment servait à réguler l’approvisionnement en eau du centre-ville et a donc également créé le Lac d’amour. Construit au 16e siècle le Sashuis n’est plus utilisé depuis les années 1970.
Bruges est réputé pour être une ville romantique. C’est sans compter sur son parc le Minnewater, surnommé le lac d’amour. C’était autrefois un lieu d’embarquement des barges ou des coches d’eau qui assuraient la liaison entre Bruges et Gand. Il doit son nom à la légende médiévale des « minnen ». En effet, les Brugeois pensaient que des amoureux ou des esprits de l’eau (« minnen » au néerlandais) y vivaient et s’abritaient sous les ponts.
Pensez à visiter l’église notre-dame de Bruges située à côté de l’ancien Hôpital Saint-Jean. L’intérieur, très blanc légèrement orné d’or par ci ou par là comprend une riche collection d’art : la Vierge à l’Enfant de Michel-Ange, de nombreuses peintures, des caveaux funéraires peints du XIIIe et XIVe siècle et les mausolées des XVe et XVIe siècles de Marie de Bourgogne et de Charles le Téméraire.
Après une nuit à me tordre de douleurs, je n’étais pass au meilleur de ma forme le lendemain. Ayant besoin d’un peu de repos, nous avons cherché un parc où me reposer, et nous sommes tombés sur Koningin Astridpark. Il n’était pas particulièrement prévu que nous y allions mais nous ne l’avons pas regretté.
Ce parc est situé à proximité du Marché aux Poissons, de la place Burg et à l’ombre de l’église de Sainte-Madeleine. Quand nous y sommes allés, l’endroit était plutôt calme (super pour un peu de repos) et très mignon : il possède un petit étang avec une fontaine et un kiosque romantique coloré. Des bancs et des chaises sont à disposition pour profiter de la belle verdure.
Quand on pense à la Belgique, on imagine bien sûr les frites, mais aussi la bière ! C’est un élément majeur de la culture belge ! Et même si vous adorez en boire, connaissez-vous le processus de brassage ? Huisbrouwerji De Halve Maan, l’un des plus anciens centres de préparation de bière, vous partage son secret lors d’une petite visite.
Et en prime à la fin de la visite : une bière non filtrée offerte !
Horaires
Tous les jours : 12h-17h
Prix :
10 euros pour la visite de l’actuelle et l’ancienne brasserie avec guide francophone
La visite du musée n’était pas notre priorité ou ce qui nous enchantait le plus. Au premier abord, nous ne serions pas entré. Il permet de montrer la vie quotidienne à Bruges du XIXe siècle et du début XXe. Et là … dans les premières pièces : figurine mise en scène (l’angoisse pour moi, elles rentrent dans la même catégorie que les personnes déguisées). Pourtant, même si je ne suis pas fan de ce genre de mise en scène la visite fut plutôt enrichissante : on y découvre les objets du quotidien de la salle de classe, d’une ancienne pharmacie, d’un atelier d’un tailleur, d’une confiserie etc. Et les vieux objets ça, j’adore !
Toute sortes d’objets y sont exposés : produits liés au tabac, moules à gâteaux, anciens bonbons, de quoi me ravir au final.
Sur près de 25 moulins créés au fil des siècles, et utiles autrefois à l’activité économique de la ville, il n’en reste plus que 4, dont 2 seulement qui sont réellement locaux et au passé de Bruges. Les deux autres ont été acquis par la municipalité en 1970 et 1991 dans des localités voisines. Aujourd’hui, ces moulins font davantage partie du paysage et des attractions de la ville qu’ils ne sont utiles.
C’est donc au quartier Sainte-Anne, autrefois habité par des familles d’ouvriers et au nord de la ville que vous pourrez voir ces 4 derniers survivants. L’un d’eux ; le Moulin Saint-Jean est apparemment le seul pouvant être visité.
La toute première chose que je voulais faire avant de visiter Bruges était de goûter au chocolat chaud si réputé de « The Old chocolate house« . Il est d’autant plus meilleur que c’est à vous de plonger les pastilles de chocolat dans le lait et de le touiller. Bon… Nous sommes arrivés un peut tôt et nous n’avions pas petit déjeuner. Nous avons tenté de patienter en allant visiter la grande place et son beffroi. En retournant sur nos pas, la chocolaterie était toujours fermée. Nous savions vraiment faim et nous avons donc opté par des petites viennoiseries au Pain Quotidien. Leur viennoiseries sont bonnes, et les locaux agréables à regarder. J’avais entendu beaucoup de mal sur les habitants de Bruges, qu’ils devenaient par exemple facilement désagréable avec les nationalités françaises. Pour la petite anecdote, nous sommes non seulement tombés sur un serveur qui était très agréable mais aussi qui parlait 5 langues différentes dont très bien le français, le néerlandais et l’espagnol. Je ne sais pas pourquoi, mais il ma juste marqué.
En terme de gaufres nous avons testé celles d‘Albert et de Go.fre. Même si le concept des gaufres en stick est assez sympa, rien ne valait pour nous les gaufres traditionnelles. Personnellement j’avais pris chocolat, fraises et chantilly. les fraises étaient froides mais excellentes, sans chantilly j’aurais davantage apprécié.
Pour les restaurants, nous vous conseillons De Republiek. Le prix est légèrement élevé mais la qualité est bien présente. Si vous avez la chance de pouvoir manger en extérieur, le cadre avec le petit rayon de soleil est vraiment super.
Côté brunch, nous avons sélectionné le blackbird. L’intérieur est joliment décoré, mais comme pour le Republiek, nous voulions profiter du soleil et au vu du nombre de places extérieures, nous avons encore une fois eu de la chance de pouvoir nous y installer.
